Samira Laïchi

J’aimerais développer l’image de La Forge Collective et son réseau

Samira Laïchi est la nouvelle coworking-manager à La Forge Collective.
La Martinetteuse, en d’autres mots. Elle a pris ses fonctions le 1er avril dernier – non, ce n’est pas un poisson !

Vous voulez en savoir plus sur elle ? C’est elle qui nous le raconte !

Samira, peux-tu nous raconter le parcours qui t’a menée à La Forge Collective ?

J’ai travaillé au service culturel de la mairie de Valence pendant 7 ans. Je m’occupais de toutes les festivités (été, hiver) et tout ce qu’il se passait au théâtre municipal. Mon job, c’était d’accueillir les artistes, de m’occuper des préfabriqués qu’on posait dans les parcs, au château d’eau, etc. et de sécuriser les lieux. Au sein du théâtre, je plaçais par exemple le public qui venait assister à un spectacle.
Mais à la base j’ai une formation dans le commerce. J’ai un bac pro que j’ai effectué en alternance dans un magasin de textiles. Après l’obtention de mon diplôme, j’avais trouvé un travail dans un magasin d‘accessoires en centre-ville de Valence. Là-bas, je suis montée très vite en responsabilité pour devenir ajointe-responsable et c’est après ça que je suis arrivée à la mairie.

Pourquoi es-tu partie du magasin ?

Les horaires étaient très importants, je faisais de très grosses journées, et en 2010 j’ai eu un enfant, un petit garçon qui s’appelle Tijani. Donc ce n’était plus compatible avec mon nouveau statut de maman. J’avais envie de me poser un peu et je me suis trouvé une véritable passion pour mon enfant.

As-tu toujours habité à Valence ?

Oui. Je suis née à Valence. Je suis issue d’une fratrie de six enfants. Mes parents sont installés ici depuis 1952. Mon père et mon grand-père ont travaillé à la préfecture, ils étaient tous deux assez connus. Je vis à Valence, j’ai fait mes études à Valence. En résumé, je suis une vraie Valentinoise et je le revendique !

Tu n’as jamais été tentée d’aller voir ailleurs ?

Pas du tout ! J’aime le confort et la proximité alors je ne me suis pas compliqué la vie.

Et pour tes loisirs ?

Oui, je voyage énormément. Je suis allée en Malaisie, en Thaïlande, en Espagne… J’ai parcouru presque toute l’Afrique, y compris l’Afrique du nord.

À part les voyages, qu’aimes-tu faire ?

La natation ! Je suis un vrai poisson (rires) et depuis toute petite. J’ai eu la chance de vivre à 5 mn d’une piscine municipale et j’y passais tout mon temps libre, aujourd’hui encore. Si je n’y vais pas, j’ai un vrai manque d’eau !
L’autre passion que j’ai c’est la cuisine ! J’ai même créé une association qui s’appelle « O délices des 2 Mi » avec ma sœur, dont je suis co-présidente.

Pourquoi des 2 Mi ?

Parce qu’on me surnomme Mira et ma sœur s’appelle Mina. D’où les deux Mi ! Là on est un peu en stand-by faute de temps, mais on a mené des actions à but social en créant des activités culinaires pour faire sortir les mamans du quartier. On travaillait avec le Tambour du centre social de la Chamberlière – maintenant, malheureusement il n’existe plus. On organisait aussi des « Disco-soupes ». C’étaient des soirées disco durant lesquelles on faisait des soupes avec les habitants du quartier de la Chamberlière, c’était très sympa.

L’association existe encore ?

Oui, toujours. Mais on fait moins de choses car on a moins le temps. Mais de temps en temps on va mener des actions avec la Croix-Rouge, les secteurs-famille ou les centres sociaux de Valence.

Pour revenir à la cuisine, tu es plus sucré ou salé ?

Les deux… Quoique, peut-être un peu plus salé que sucré.

Alors quelle est ta grande spécialité ?

J’en ai beaucoup… (Rires). Ce sont plus des plats orientaux de type couscous. Je les maîtrise haut la main. Et je fais aussi très bien les Lasagnes !

Depuis que tu as pris tes fonctions à La Forge Collective, que fais-tu et qu’aimes-tu faire ?

J’essaie d’animer le lieu et de trouver des événements qui pourraient faire sortir les ”Forgeron(e)s“ de leur confort. Je prends encore mes marques et n’est pas évident (rires). Je m’occupe des locaux, je fais aussi de la comm’. Mon but est de faire connaître La Forge Collective et de la faire sortir du lot, de la mettre en lumière car c’est une entreprise qui englobe plein de choses : du social, du sociétal, du partage de compétences, c’est libre d’accès… C’est plutôt rare.
J’aimerais développer l’image de La Forge Collective et son réseau. Voire même en créer un avec les entreprises, les universités, tout ce qui a trait au numérique. Je me sens très bien ici, c’est un plaisir d’y venir et ça c’est plutôt rare aussi !

Est-ce que tu connaissais le coworking ?

Seulement de nom. Je savais que c’était un espace de travail partagé, qu’il y avait des travailleurs indépendants, des créateurs d’entreprise, que c’était éclectique, mais je n’y avais jamais mis les pieds. Mais je pense que La Forge Collective est vraiment différente des autres entreprises, par son fonctionnement, par exemple. Ici, on ne cherche pas à faire du chiffre d’affaires à tout prix mais on soutient les travailleurs indépendants qui viennent y travailler, on les aide à avancer.

Qu’est-ce que tu préfères faire à La Forge Collective ?

Je n’ai pas de préférence. Aller à la rencontre des ”Forgeron(e)s“, les voir… ça j’adore ! À chaque fois c’est un vrai plaisir ! Il y a beaucoup de convivialité ici et c’est le point commun à tous : la chaleur humaine. Ce n’est pas donné à tout le monde ! Et puis on peut venir ici comme on est. L’échange est vraiment très fort, c’est pour cela qu’il faut tout faire pour mettre cet endroit en avant ! Et je vais tout faire pour y arriver ! (rires).

Propos recueillis par Viviane